L’image d’un équipement public majeur

MAITRISE D’OUVRAGE : Communauté de Communes du Val de Drôme

MAITRISE D’OEUVRE : FERRAND-SIGAL Architectes mandataire, TRAIT D’UNION, paysagiste, BERIM, BE TCE, EAI, acousticien, EODD, BE HQE

CONCOURS : 2018

SURFACES : 2 375 m² SDO

COUT TRAVAUX : 2.75 M€ HT

PROGRAMME : Construction d’un équipement sportif à destination des compétitions et scolaires comprenant :  gymnase avec gradins de 200 places, dojo, vestiaires, aménagements paysagers.

 PARTI ARCHITECTURAL : 

Le projet s’insère naturellement entre les équipements existants et vient clore l’aménagement Sud de la vaste esplanade existante. Appuyé contre le mur existant en limite Sud de parcelle, il tourne le dos au quartier résidentiel (limitant ainsi les nuisances acoustiques) et s’ouvre pleinement au Nord sur l’esplanade et le gymnase existant. Par son programme et son emplacement, il assure l’articulation et la liaison avec le gymnase déjà existant, et permet la création d’un véritable front bâti qui participe à la structuration du site. Accompagné d’un aménagement paysager à son échelle, il doit favoriser la fabrication d’un véritable paysage s’insérant harmonieusement à l’existant. C’est en cela que ce projet devient important, parce que l’Architecture doit signaler l’ensemble, donner l’image d’un équipement public majeur. Au-delà de sa fonction d’accueil des activités définies au programme, il doit contribuer à parfaire le lieu d’un véritable projet paysager.

La volumétrie du projet est sobre, à l’échelle du site et du programme. Elle s’insère en douceur et en harmonie dans son environnement immédiat. Un premier volume de faible hauteur, qui intègre les fonctions d’accueil du site, s’inscrit au premier plan de la parcelle et marque un alignement rigoureux avec la géométrie de l’aire de stationnement, dans le prolongement du boulodrome. L’accueil des lieux est clairement identifié par la transparence de sa façade ainsi que par le débord de la couverture au droit du parvis d’accueil. Hormis la salle de gymnase, l’ensemble des locaux du programme s’inscrivent dans ce volume surbaissé qui forme le socle du projet.

De cet ensemble, seul se détache le volume à double hauteur du gymnase installé en arrière-plan. Émergeant du socle, le volume du gymnase est traité comme le signal du projet, qui, par sa visibilité, ancre le bâtiment dans son environnement lointain. En éloignant le volume du nouveau gymnase de celui existant par le volume bas du dojo, le projet évite une confrontation directe entre ces deux équipements. La respiration urbaine marquée par le volume bas du socle permet aux deux gymnases de coexister pour composer un ensemble cohérent où projets existant et neuf se complètent.