… en référence aux serres blanches du Var

MAITRISE D’OUVRAGE : METROPOLE NICE COTE D’AZUR

MAITRISE D’OEUVRE : FERRAND-SIGAL Architectes mandataire, BBG Architectes associés, TECHNIP TPS BE TCE, INGECO Economiste, AMOROS Acousticien, HORIZONS Paysagiste, ETAMINE BE HQE, GEOFFRAY OPC

CONCOURS : 2014

SURFACES : 7 878 m² SU

COUT TRAVAUX : 21.06 M€ HT tranche ferme / 1.61 M€ HT tranche conditionnelle

PROGRAMME : Le projet porte sur la conception d’un parc relais de 500 places et la conception des locaux nécessaire à l’exploitation, à la maintenance et au remisage du tramway de la future ligne 2. Le remisage accueillera 21 rames en phase 1 et 33 rames en phase 2.

PARTI ARCHITECTURAL : 

Le plan masse proposé permet en toute rationalité de répondre aux diverses préoccupations que sont :

– le respect des contraintes dimensionnelles et au-delà une grande fluidité des circuits pour les différents types de véhicules avec une gestion des flux en limitant les croisements et en favorisant les modes doux et la connexion aux transports en commun ;
– une bonne lisibilité des différentes fonctionnalités ;
– une faible emprise au sol des bâtiments au bénéfice des espaces verts et de la biodiversité ;
– une gestion des eaux pluviales avec de nombreuses surfaces perméables ;
– une conception bioclimatique avec des bâtiments compacts et traversants.
– une facilité de contrôle et de surveillance pour l’ensemble du site ;
– une extension du remisage tramways en tranche conditionnelle sans perturbation du fonctionnement de l’exploitation du CMN et du parc relais. Les 4 voies de remisages s’implanteront dans la continuité du remisage réalisé en tranche ferme pour une gestion simplifiée de l’exploitation; l’ensemble des rames étant remisées sur une emprise la plus compacte.

Cette approche très technique et programmatique s’accompagne d’une véritable recherche urbaine et architecturale, assurant l’intégration du projet dans son contexte, s’attachant à une réelle qualité environnementale.

La clôture architecturale implantée sur les limites ouest et sud du site unifie d’un seul trait la perception de l’équipement depuis l’autoroute et l’échangeur.

La clôture se mue en un écran vêtu de écailles de polycarbonate portées par une structure mixte métal / bois au profil arqué. Ces écailles se propagent sur les bâtiments pour offrir des protections solaires et une unité architecturale. Sur le hall de maintenance, se détachent les sheds protégés des surchauffes estivales par des ombrières en polycarbonate; formant des nappes d’écailles dont le décalage altimétrique offre une vibration à l’ensemble de cette 5ème façade. Au dernier niveau du Parc Relais, des ombrières de même nature offrent une protection solaire aux véhicules. Ces ombrières pourraient se prolonger sur le remisage des tramways pour le confort d’été.

Les écailles ont des opacités différentes selon leur localisation pour offrir des transparences, cadrages ou filtres ou occultation. Ce jeu d’opacité contribue à la vibration d’ensemble tout en répondant scrupuleusement aux besoins de chaque ouvrage : protection solaire, visuelle, physique,… Du cristal au blanc opaque …. Référence aux serres blanches que l’on observe le long du Var, occupant le paysage depuis l’autoroute.