Une tour de 25 étages

MAITRISE  D’OUVRAGE : Agence nationale des Ports – Direction Régionale du Port de Casablanca

MAITRISE D’OEUVRE : FERRAND SIGAL Architectes mandataire, Mohamed Faouzi SLAOUI Architectes

CONCOURS : 2015

SURFACES : 25 000m² SHON

COUT TRAVAUX : 15 M€ HT

PROGRAMME : Le projet porte sur la conception d’une tour de 25 étages rassemblant toutes les entités et les organismes du Ports de Casablanca.

PARTI ARCHITECTURAL : En composant avec le projet de développement urbain esquissé, les intentions paysagères et urbaines proposées sur la Marina et la nouvelle gare ferroviaire, notre projet pour l’immeuble communautaire de l’agence régionale du port de Casablanca sera l’élément fort et structurant qui doit amorcer la transformation et fabriquer le dessin de la ville maîtrisée. Notre projet se présente comme un repère, un signal qui repose sur une architecture lisible et identifiable.

Desserte verticales, colonne d’ascenseurs, épingles vers le ciel : Les ascenseurs d’usage sont disposés à l’extérieur des plateaux, libérés du noyau, indépendants de l’œuf. Cette dissociation permet de régler librement le nombre de niveaux de desserte de chaque ascenseur et de les inscrire dans des volumes singuliers. Ces volumes singuliers augmentent l’effet du signal. Ils s’étirent vers le ciel.

Façades filtrantes / respirantes : Les dalles débordantes en façades rythment la tour. Entre chaque dalle, les façades menuisées sont doublées d’une résille. La résille offre une protection solaire, filtre entre l’intérieur et l’extérieur. Le dessin de cette maille est précieux, motif géométrique sophistiqué, il exprime le lien entre le passé et la modernité. La résille se réfère aux moucharabiehs, filtre qui permet de voir sans être vu, dispositif de ventilation naturelle forcée qui par la réduction de la surface produite par le maillage accélère le passage du vent. Mais sa matérialité composite apporte toute la modernité à ce filtre.

Jardins suspendus : La tour est ponctuée de jardins suspendus. Ces volumes évidés sont des zones de détente permettant un apport de lumière naturelle au cœur du bâtiment. Ils ont des formes et positions variables guidées par l’agencement des différents services. L’objectif est d’offrir à chaque plateau, au minimum une « faille », respiration du plan. La rigidité du plan représente le travail, la forme concave la concentration. L’intrusion de ces formes plus aléatoires offre la possibilité de venir se ressourcer ponctuellement. Ces jardins suspendus offrent sur chaque niveau de la tour un réel rapport à l’extérieur, ils permettent d’éviter l’effet de bulle étanche trop souvent imposé dans ces immeubles.